John Milk, Don’t blame the hammer

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Rare, discret mais efficace, John Milk revient sur le devant de la scène avec son nouvel EP Don’t blame the hammer. Sorti le 29 octobre dernier sur le label Underdog Records, composé et produit par le chanteur lui-même, cet opus nous propose une musique soul aux sonorités vintages et modernes. Un mélange délicat et subtil. Vraiment délicieux...

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Les américains n’ont qu’à bien se tenir! La voix suave de John Milk, auteur-compositeur français, d’origine Lyonnaise, revient avec sa soul moderne, créative et plaisante.

Inspirée par le célèbre label Motown, la musique de John Milk nous fait quitter les années 70/80 pour nous plonger, avec délectation, dans des sonorités actuelles aux accents rétro. Sans dénaturer son héritage musical, le musicien nous entraîne dans son univers sonore singulier et évolutif où la soul se teinte de funk et d’électro.

De la Soul française

Extended Play en anglais, l’EP est l’héritage des « super 45 tours ». Il se classe entre un single et un album. Ici, il comprend 6 titres. La version originale de don’t blame the hammer est retravaillée par Blanka, membre du groupe électro La Fine Équipe. Une seconde version est remixée par Patchworks (alias Bruno Hovart), producteur, multi-instrumentiste, illustrateur sonore et remixeur lyonnais. La version instrumentale du titre, plus planante, s’écoute très bien. L’EP comprend également un second titre : Offline, en version chantée et en version instrumentale.

Un son authentique

Producteur de Soul Jamaïcaine, John Milk a l’habitude de travailler avec du matériel analogique à bandes. Il compose et enregistre une musique à part, inspirée par les interprétations jamaïcaines du Rythm and Blues américain. Il a pour philosophie de faire de la contrainte technologique et des moyens limités, une force, un vecteur de créativité et d’identité.

Son premier album Treat Me Right, en 2015 est un succès. Il est suivi d’une tournée française et européenne. Qualifié par les Inrocks de « funk solide », John Milk pourrait, selon eux, « crâner sur des origines philadelphiennes ou californiennes. »

Un musicien expérimenté

Deux ans plus tard, avec Paris Show Some Love, il rend hommage à la ville lumière, frappée par les terribles attentats du 13 novembre 2015. Plus groove que Treat Me Right, l’album reflète des influences hip-hop. Sur ce second opus, « le lyonnais peut se vanter d’avoir une triple casquette, c’est-à-dire crooner, rappeur, beatmaker* et d’assurer sur ces trois tâches avec brio. »(1)

*beatmaker : Concepteur rythmique, compositeur de morceaux instrumentaux pour rap, hip-hop ou RnB.
(1)Les oreilles curieuses

Des paroles actuelles

« Entre réflexions personnelles et engagements face à la violence de ce monde, »* John Milk nous dévoile un texte subtil et actuel. La brutalité du travail manuel, les coups de marteaux, ont fait place à la violence des outils numériques, à la dématérialisation et à l’anonymat.

*MAZIK

Don’t blame the hammer

Joe was a craftsman he was working hard
he knew how to make a living out of his tools and art
Joe had a hammer and could handle it well

His boss were satisfied as far as he could tell

And it never came to his mind to put the blame on the hammer
Pieces of wood and steel are the mirror of their master
Never came to his mind to blame the hammer
I remember what Joe used to say

Don’t blame the hammer
Never blame the hammer
For striking your hand down
Remember, one hand is hurt when another on strikes

Joe saw the world change, people were getting smart
Building up new digital tools to fill up their lives and carts
But Joe didn’t mind really
Except for the people who were getting crazy
Blaming on the new tools they just made
Transforming their lives it’s shady

But it never came to his mind to put the blame on the hammer
Pieces of wood and steel are the mirror of their master
Never came to his mind to blame the hammer
I remember what Joe used to say

Don’t blame the hammer
Never blame the hammer
For striking your hand down
Remember, one hand is hurt when another on strikes

John Milk – Don’t Blame The Hammer

Coutumier des expérimentations, loin de vouloir se reposer sur un son qu’il veut en perpétuelle évolution, John Milk revient avec un EP néo-soul, très travaillé et très réussi.
Je connaissais déjà le musicien. J’ai découvert don’t blame the Hammer : j’adhère toujours.

Sources

La source SK underdogrecords les oreilles curieuses
Via MAZIC

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2 commentaires
  1. veronique dit

    Exellent

    1. Marie-Anne Vernet dit

      Merci Véronique, une bonne semaine pour toi…

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